Peux-tu te présenter pour commencer ?
Je m’appelle Lila, j’ai 21 ans et je vis à Toulouse. On me reconnaît d’abord à mon regard vert qui accroche, puis à mes cheveux bruns mi-longs qui retombent sur une poitrine C bien dessinée. J’assume mon corps pulpeux sans filtre, avec ce mélange de douceur et de malice qui met les gens à l’aise. Je suis bavarde, rieuse, un brin provocatrice quand il faut… et très attentive à ce que l’on me confie. Ma voix est douce, mon rire est clair, et j’adore sentir quand, à l’autre bout du fil, un silence s’étire parce que j’ai touché juste. C’est souvent là que commence la vraie conversation, celle où les mots deviennent des frissons, et où ma curiosité rejoint vos envies.
Comment es-tu arrivée au téléphone rose ?
Je poursuis des études d’histoire de l’art, et j’avais besoin d’un job flexible. Une amie m’a parlé du téléphone rose. J’ai testé par curiosité, et j’ai découvert un espace de liberté incroyable : je peux écouter, guider, jouer avec les images, créer une intimité rien qu’avec la voix. J’allume une bougie, je m’installe confortablement, je laisse ma peau réagir à ce qui se dit. Parfois je ferme les yeux pour mieux voir la scène que l’on construit ensemble. C’est devenu plus qu’un travail : un art des sensations où l’on apprivoise le désir avec des mots simples, vrais. Et j’aime que ce soit moi, Lila, sans masque, qui vous accompagne là-dedans.
Qu’est-ce qui t’excite le plus dans ce métier ?
Le pouvoir des petits détails. Un souffle qui s’accélère, une hésitation, une confession timide… J’adore ces instants où je sens l’autre s’ouvrir. Je suis très sensible aux voix graves, posées, un peu rauques — elles me donnent immédiatement envie de sourire et de prendre mon temps. J’aime aussi la domination douce : guider sans brusquer, proposer, faire monter la tension jusqu’à ce que tout devienne évident. Au téléphone, je peux être la fille drôle qui rassure, la maîtresse qui ordonne, la princesse qui se laisse courtiser… L’essentiel est de rester authentique. Quand je dis “viens”, je le pense vraiment, et vous le sentez.
Raconte-nous une première rencontre qui s’est transformée en soirée passionnée.
C’était un après-midi dans un café toulousain. Je lisais, il s’est assis près de moi. J’ai relevé les yeux, j’ai laissé traîner un regard et un sourire un peu trop longs. On a parlé de tableaux, de musiques qui font rougir. Il m’a dit que ma voix était “dangereuse”. Je lui ai répondu que mon rire l’était encore plus. On a marché au bord de la Garonne, puis chez lui, tout s’est fait lentement : les mains qui apprennent, la bouche qui interroge, les corps qui respirent ensemble. Il m’a embrassée comme on lit un poème, strophe par strophe, sans sauter une ligne. Le lendemain, un mot sur la table : “Merci pour ta façon de dire oui”. J’ai gardé le mot, et le souvenir de son souffle tout près de mon oreille.
Et ton fantasme de princesse dans un château médiéval, tu nous en dis plus ?
J’imagine une grande chambre aux murs épais, une robe lourde qui glisse de mes épaules, une fenêtre ouverte sur la nuit. Un chevalier entre sans bruit, avance jusqu’à moi, pose sa main sur ma taille et me fait tourner comme si on dansait. J’aime la courtoisie mêlée à la fièvre, les mots choisis, le respect qui se charge de désir. Qu’il me délace lentement, qu’il me courtise vraiment, qu’il s’arrête juste avant que je le supplie de continuer. Le mélange de romantisme et d’abandon m’excite terriblement : être désirée avec patience, prise avec conviction.
Au téléphone, comment créés-tu l’intimité sans contact ?
Je commence par l’écoute. Je capte le rythme de votre respiration, je repère les mots qui vous font frémir, je propose des images qui collent à votre imaginaire. Je parle doucement, je ralentis, je souffle des détails : la température de ma peau, le froissement du drap, la façon dont ma main se pose sur ma cuisse. Très vite, la voix devient le corps. Je guide : “ne bouge pas… oui… là… garde les yeux fermés… respire avec moi…”. Sur un appel rose, je construis une pièce secrète où nous sommes deux, et où tout est permis tant que c’est voulu. Le contact n’est peut-être pas physique, mais l’intensité, elle, est bien réelle.
As-tu reçu des demandes qui t’ont surprise ?
Oui, et c’est ce que j’adore ! Des lectures érotiques murmurées, des scénarios de prof un peu sévère, des jeux de rôle très précis… Un jour, un homme m’a demandé de simplement respirer avec lui. Rien d’autre. Il disait que ma respiration lui apprenait à se poser, à se concentrer sur ce qu’il ressentait. Ça m’a beaucoup touchée : le désir ne se résume pas à l’excitation, il inclut la tendresse, la confiance, le lâcher-prise. Au fond, chacun vient chercher une manière d’être soi sans jugement, et je suis là pour l’accompagner.
Parle-nous d’une nuit au bord de la mer qui t’a marquée.
Un week-end d’été, une petite plage, le vent salé, un inconnu au regard clair. On a marché pieds nus, parlé de tout et de rien, puis il m’a portée dans l’eau jusqu’à avoir froid. De retour dans la chambre, on a pris une douche brûlante, on s’est enveloppés dans une serviette, peau contre peau. J’aimais sa manière de me laisser faire, puis de reprendre la main. La nuit a été lente et belle, avec cette impression d’être deux étrangers qui se reconnaissent. Le lendemain, il m’a préparé un café et on a rit de rien. C’était simple, charnel, parfait.
Qu’apprends-tu de tes clients et de toi-même au fil des appels ?
Que le plaisir est une langue vivante : il change, il s’invente, il se conjugue à deux. Je découvre chaque jour des désirs que je n’aurais pas imaginés, et j’apprends à ne pas juger, à m’étonner encore. De moi, j’ai compris que j’aime apaiser autant qu’exciter, que j’aime faire rire avant de faire gémir, et qu’un “merci” murmuré à la fin d’un tel rose me comble autant qu’un compliment sur mon corps. Ce métier me donne de la liberté et m’ancre dans le réel : des voix, des histoires, des vérités.
Un message pour celui qui hésite à composer ton numéro ?
Ferme les yeux et imagine ma bouche à ton oreille. Je t’accueille sans script ni masque. Tu n’as rien à prouver : juste à sentir. On respirera ensemble, on prendra le temps, on ira où tu veux aller. Certains m’ont trouvée en cherchant un numéro rose discret ; tous sont restés pour ma façon de dire les choses simplement, avec sincérité et désir. Si tu veux une conversation qui te fait du bien, je suis là, maintenant.